jeudi 15 mars 2012

Avenue Q, la comédie musicale

Avenue Q, crédit BobinoFraîchement débarquée à Paris, Avenue Q nous vient tout droit des États-Unis, mieux encore de New York, et top du top, de Broadway. Un énième show à l'américaine de 7 à 77 ans ? Détrompez-vous ! Adaptée en France par Bruno Gaccio (Les Guignols de l'Info, Le Théâtre de Bouvard), Avenue Q ne fait rien comme tout le monde. Son nom déjà, aussi obscur qu'équivoque, annonce la couleur : aux antipodes d'un racoleur Dracula, l'amour plus fort que la mort, d'un grandiloquent Cléopâtre, la dernière reine d'Égypte, d'un crâne Adam et Ève : La Seconde Chance ou d'un tapageur Mozart, l'opéra rock, Avenue Q joue la double carte de l'efficacité-simplicité. Avant d'oser celle, cavalière, de la marionnette déconseillée... aux enfants. Incroyable mais vrai, il vous faudra laisser vos rejetons aux vestiaires (une fois n'est pas coutume, avec un bon paquet de chips et votre smartphone, c'est parfaitement jouable !) pour découvrir ce spectacle inédit où l'on rit un peu, beaucoup, à la folie. Poilante et poilue (Ah les marionnettes-peluches !), Avenue Q s'invite sur les planches du théâtre Bobino jusqu'au 27 mai 2012.

Pour ouvrir la boîte de Pandore, c'est ici...
Bonus : En anglais, un teaser de la comédie musicale Avenue Q qui s'ouvre sur « Internet is for porn », l'un des passages les plus hilarants du spectacle :


Avenue Q, la comédie musicale qui monte, qui monte...

Créée par Robert Lopez, Jeff Marx et Jeff Whitty, Avenue Q fait un triomphe sur la scène new-yorkaise. En mars 2003, à Manhattan, la première remporte le Lucille Lortel Award de la nouvelle Comédie Musicale la plus surprenante. Quatre mois plus tard, la comédie musicale s'installe à Broadway et ne cesse, dès lors, de faire parler d'elle : en 2004, Avenue Q gagne le Theatre World Award (pour Stephanie D’Abruzzo et John Tartaglia) et 3 Tony Awards, la Meilleure Comédie Musicale, le Meilleur Livret de Comédie Musicale et la Meilleure Musique ; en 2006, Avenue Q obtient le Variety Club Award ; et en 2007, l’album Original est nominé aux Grammy Awards. Aujourd'hui, après 9 ans d'exploitation, la pièce se joue toujours à New York, mais aussi à Londres, à Las Vegas, à Tokyo... et aujourd'hui, à Paris. Avec plus de 10 millions d'âmes contaminées à travers le monde et 2500 représentations, c'est une véritable consécration !

En images, Avenue Q, la comédie musicale en deux actes jouée au théâtre Bobino :


Avenue Q, la comédie musicale de la loose

« Rien ne sert de rien, cependant tout arrive.  »
(La Vie mode d'emploi, Georges Perec)

Plantée dans la Grosse Pomme, l'Avenue Q est une artère populaire de Brooklyn. Sur scène, des maisons de briques rouges s'avachissent les unes sur les autres : le décor, sobre et soigné, fonctionne très bien. Dès les premières répliques, on entre dans le quotidien des laissés-pour-compte de l'Avenue Q.
Mais au fait, qui sont-ils, ces exilés de Manhattan où la vie est beaucoup trop chère ? Brian, un comique raté sans emploi, vit avec Tatami, sa jolie fiancée japonaise, accessoirement psy... et totalement hystérique. Courtier en assurances et homosexuel refoulé, Rod partage son toit (pas sa couche) avec Nicky, un gentil monstre pique-assiette qui perd tous ses poils (verts, ça fait désordre). Un autre monstre velu, la jeune maîtresse d'école Kate Monster, rêve d'être aussi celle de Princeton, un sous-doué surdiplômé qui cherche un job et par dessus tout, un sens à sa vie. Deux Ours en peluche, les amis pourris du coin, viennent de temps en temps semer la zizanie. Le dernier monstre, Trekkie Monster, passe ses journée sur Internet à assouvir une obsession chronophage, le web-Q, sport en chambre de tout internaute qui se respecte. Willy, le Willy d'Arnold et Willy que tout le monde confond avec Arnold, gagne sa croûte en balayant l'Avenue Q. Quant à Lucy la Salope, elle égaie la gente masculine du quartier en chantant à gorge déployée, cheveux au vent, quand elle n'use pas de ses talents de bimbo-nympho. Bienvenue dans le monde merveilleux d'Avenue Q, la comédie musicale des loosers à poil(s) !

Avenue Q, photo Bobino

Avenue Q, la comédie musicale des marionnettes en goguette !

« Les marionnettes n'amusent que les enfants et les gens d'esprit. » (George Sand)

Conçues par Rick Lyon, 11 marionnettes s'ébrouent au rythme de l'orchestre live d'Avenue Q, la comédie musicale qui dépoussière le Muppet Show grâce aux bons soins d'Arnold, euh, de Willy. Vêtus de noirs, maîtrisant parfaitement les ficelles de leurs créatures délirantes, les acteurs-chanteurs (qui jouent chacun plusieurs rôles) disparaissent comme par magie dans l'ombre de leurs personnages. Pendant que la troupe déclame, danse, fait des acrobaties, enchaîne les chorégraphies, chante, le public ne voit que leurs bras bondissants, déguisés en drôles de poupées. Et c'est ce qui fait sans aucun doute le charme incomparable de ce spectacle étonnant, mené tambour battant par une poignée de marionnettes, mi monstres mi humaines, qui côtoient sur scène, comme si de rien n'était, leurs discrets maîtres machinistes et trois personnages bien réels cette fois, Willy, Brian et Tatami. Une recette qui fonctionne si bien que l'on rit aux larmes aux embardées érotico-lyriques de Trekkie Monster et que l'on pleure comme des gosses face aux déconvenues sentimentales de la malheureuse Kate Monster (si si, on vous assure, ça versait des larmes de crocodile dans la rangée de devant !).

Avenue Q, photo Bobino

Avenue Q, une comédie musicale qui n'a pas la langue dans sa poche

Parodie satirique de l'émission pour enfants 1, Rue Sésame, Avenue Q bouscule les idées reçues comme son public qui pourtant, en redemande. Trekkie Monster, l'un des personnages les plus amusants – et émouvants ! – du show, n'a qu'une lettre-mot à la bouche : Q. Kate Monster, la gentille fleur bleue d'Avenue Q, se transforme en plante carnivore dès qu'il s'agit de réécrire le Kâmasûtra avec son fervent amant. A cette occasion, vous assisterez à une scène d'anthologie lorsqu'au lendemain d'une folle nuit d'amour, échevelée et dépoilée, Kate envoie paître Madame Brouttemotte, son imbuvable directrice. Jubilatoire ! La nuit, Rod fantasme sur son voisin de chambrée, le monstrueux Nicky, qui finit à la rue, à mendier et à dormir dans les poubelles. Et si vous ne saviez pas que vous étiez raciste, ce sera chose faite après avoir joyeusement entonné « on est tous un peu raciste ! ». Avenue Q, la comédie musicale du moment, va loin, très loin, là où on ne l'attend pas et toujours avec succès. Chapeau bas !

Auteur : Cécile Duclos

Informations pratiques :
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Crédit photo : Bobino
Dates : du 17 février au 27 mai 2012, du mardi au samedi à 20h30, le samedi et le dimanche à 17h
Adresse : Théâtre Bobino (20 Rue de la Gaité, 75014 Paris)
Places : à partir de 19,90 €
Spectacle adapté en français par Bruno Gaccio, produit par Bernard Bitan et mis en scène par Dominique Guillo.
Avec : Nicky et l'Ours Ami Pourri et Trekkie Monster (David Alexis) ; Princeton et Rod (Emmanuel Suarez et Gaétan Borg) ; Kate Monster et Lucy la Salope (Shirel et Prisca Demarez) ; Willy (Jean-Michel Vaubien et Philippe Aglaé) ; Tatami (Alice Lyn) ; Mme Brouttemotte (Virginie Ramis) ; l'Ours Amie Pourrie (Virginie Ramis et Prisca Demarez) ; Brian (Emmanuel Quatra)...

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La musique d'Avenue Q :
Avenue Q [Bande Originale, Import], John Tartaglia, Jeff Marx, Stephanie D'Abruzzo, Robert Lopez..., RCA Victor Broadway, octobre 2003.
Voir tous les produits (CD, mp3, DVD, livret, collectors...) autour d'Avenue Q



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1 commentaires:

Anonyme a dit…

Ce spectacle est génial, dynamique, innovant, drôle. Servi par une troupe top, impossible de ne pas ressortir sans un sourire au lèvre !!!
Bravo et merci à vous :)
Un fan lyonnais

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